Swiss to review refugee status of Eritreans who served in the military

Below is a google translate of the article reproduced in full below in French. Apologies for inaccuracies.


In addition to strong criticism, the State Secretariat for Migration (SEM) is continuing its review of the status of 3200 Eritrean applicants admitted provisionally, despite a complaint to the UN Committee Against Torture.

The State Secretariat for Migration (MES) is anchoring this new practice of reconsideration on a Federal Administrative Court (TAF) judgment concerning an Eritrean woman. As she has already served in the military, the judges felt that she would not risk inhumane treatment if she returned to her country.

On the strength of this jurisprudence, the SEM has decided in the wake of reviewing some 3200 cases of provisional admissions of Eritreans. Objective: to know if their voluntary return to Eritrea would be lawful and enforceable as for the young woman judged by the ATF. But the said sentence has for several months been the subject of a complaint to the UN Committee against Torture (CAT) seized by the lawyer of the young Eritrean.

The Committee against Torture regularly seized

This Committee, composed of independent experts, ensures the implementation of the Convention against Torture and Other Cruel, Inhuman or Degrading Treatment – a treaty to which Switzerland is a party.

This body is regularly seized by the lawyers of applicants who are affected by a removal order. In most cases, they quickly get the suspension of their removal, the time for the CAT to determine their situation. Which can sometimes take years. In this case, the dismissal of the young Eritrean woman whose lawyer has resorted to is currently postponed.

For the moment, the SEM does not take into account this procedure before the Committee against Torture and continues its work, even if it does not know whether it is or is not in conformity with international law.

Melissa Llorens, coordinator of the Observatory for the Right of Asylum and Foreigners, considers this practice objectionable: “If the Committee against Torture were to conclude that referrals to Eritrea violate international law, then the SEM should return to the procedure it has launched, which is a waste of resources for the administration and the legal representatives. ” It also adds “the anxiety” created for people who have already received letters announcing a reconsideration of their residence status.

Faced with this situation, many Swiss relief agencies have called on SEM to end its re-examination policy. Left-wing parliamentarians also tabled two arrests during the last session.

A re-examination affecting only 200 admitted provisional

Faced with these criticisms, the spokesperson of the SEM Emmanuelle Jaquet indicates that the UN Committee against torture decides on an individual case: “The appeal is not intended to criticize all the current practice of SEM return. When the CAT has made its decision, the SEM will analyze it and see if it affects its current practice. ” And the spokeswoman recalls that the SEM has generally taken the recommendations of the CAT.

The SEM also states that in the state of the 3200 Eritreans identified, only 200 provisional admissions are being revised and now speaks of a pilot project.

Nothing is final yet and each case will be examined individually, insist the migration authorities. There will be no forcible return, only reasonably expected and possible voluntary returns, which will also remain proportionate. Explanations that civil society considers inadmissible.

Marc Menichini / ebz


Critiqué, le SEM continue à réexaminer les admissions provisoires des requérants érythréens

Environ 1500 Erythréens ont manifesté le 18.05.2018 à Berne contre le durcissement de la politique d'asile de la Confédération.
Le réexamen du statut de requérants érythréens porté devant le Comité de l’ONU contre la tortureLa Matinale /4 min. /à 07:43
Passant outre les vives critiques, le Secrétariat d’Etat aux migrations (SEM) poursuit son réexamen du statut de 3200 requérants érythréens admis provisoirement, malgré une plainte devant le Comité de l’ONU contre la torture.

Le Secrétariat d’Etat aux migrations (SEM) ancre cette nouvelle pratique de réexamen sur un jugement du Tribunal administratif fédéral (TAF) concernant une femme érythréenne. Comme elle a déjà effectué son service militaire, les juges ont estimé qu’elle ne risquerait pas de traitements inhumains en cas de retour dans son pays.

Fort de cette jurisprudence, le SEM a décidé dans la foulée de réviser quelque 3200 cas d’admissions provisoires d’Erythréens. Objectif: savoir si leur retour volontaire en Erythrée serait licite et exigible comme pour la jeune femme jugée par leTAF. Mais le dit jugement fait depuis plusieurs mois l’objet d’une plainte devant le Comité de l’ONU contre la torture (CAT) saisi par l’avocat de la jeune Erythréenne.

>> Lire:La Suisse réexamine l’admission provisoire de 3200 Erythréens

Le Comité contre la torture régulièrement saisi

Ce Comité, composé d’experts indépendants, veille à l’application de la Convention contre la torture et autres traitements cruels, inhumains ou dégradants – un traité auquel la Suisse est partie.

Cette instance est régulièrement saisie par les avocats de requérants frappés par une décision de renvoi. Dans la plupart des cas, ils obtiennent rapidement la suspension de leur renvoi, le temps pour le CAT de se déterminer sur leur situation. Ce qui peut prendre parfois des années. En l’occurrence, le renvoi de la jeune femme érythréenne dont l’avocat a fait recours est pour l’heure reporté.

Pour l’instant, le SEM ne tient pas compte de cette procédure devant le Comité contre la torture et poursuit son travail, même s’il ne sait pas si celui-ci est conforme ou non au droit international.

Melissa Llorens, coordinatrice de l’Observatoire romand du droit d’asile et des étrangers, juge cette pratique critiquable: “Si le Comité contre la torture devait conclure que des renvois vers l’Erythrée violent le droit international, alors le SEM devrait revenir sur la procédure qu’il a lancée. De quoi provoquer un gaspillage de ressources pour l’administration et les mandataires juridiques.” Elle ajoute aussi “l’angoisse” créée pour les personnes ayant déjà reçu des lettres annonçant un réexamen de leur statut de séjour.

Face à cette situation, de nombreuses oeuvres d’entraide suisses ont appelé le SEM à cesser sa politique de réexamen. Des parlementaires de gauche ont de leur côté déposé deux interpellations lors de la dernière session.

Un réexamen qui ne touche que 200 admis provisoires

Face à ces critiques, la porte-parole du SEM Emmanuelle Jaquet indique que le Comité de l’ONU contre la torture se prononce sur un cas individuel: “Le recours ne vise pas à critiquer toute la pratique actuelle du SEM en matière de renvoi. Lorsque le CAT aura rendu sa décision, le SEM va l’analyser et voir si ça a une incidence sur sa pratique actuelle.” Et la porte-parole rappelle que le SEM a généralement repris les recommandations du CAT.

Le SEM précise encore qu’en l’état sur les 3200 Erythréens identifiés, seules 200 admissions provisoires sont en cours de révision et parle maintenant d’un projet pilote.

Rien n’est encore définitif et chaque cas sera examiné individuellement, insistent les autorités de la migration. Il n’y aura aucun renvoi forcé, seulement des retours volontaires raisonnablement exigibles et possibles, qui resteront également proportionnés. Des explications que la société civile juge irrecevables.

Marc Menichini/ebz

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